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13/11/2010

A Caissargues, Nono fait l'unanimité

Aujourd'hui, Midi Libre s'associe pour la 2e année à la Journée de la gentillesse organisée par Psychologie Magazine.
A lire  aussi dans votre quotidien : des portraits de héros anonymes qui, partout en Languedoc-Roussillon et en Aveyron, font "don de soi" chaque jour ; un sondage sur les Français et la gentillesse ; le regard d'un expert et une liste de bonnes raisons pour être gentil toute l'année !

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Nono et les 12-13 ans à l'entraînement de l'ASC football.

« Nono, il est trop gentil et trop drôle ! ». Dans la cour des écoles Mirman ou Cambourin, où il intervient régulièrement comme éducateur sportif, ou encore au club de foot de l'ASC Caissargues, où il est éducateur bénévole, Noredine Maharzi, dit Nono, fait l'unanimité auprès des enfants.

Agé de 39 ans, père de deux enfants, ce passionné de sport et plus précisément de football, depuis son plus jeune âge, a intégré le club de football caissarguais en 2008. Aspirant au centre de formation de Nîmes Olympique, où son frère Ahmed a été professionnel, Nono a joué en L2 à l'Olympique d'Alès et a été responsable technique du CO Lassalien de 2004 à 2008.

C'est sa passion du sport, transmise par son père, footballeur de bon niveau en Algérie -décédé il y a deux ans-, que Noredine transmet aujourd'hui avec humour et gentillesse : « J'essaie de transmettre ce que mon père nous a inculqué, à mes frères et à moi, dans notre enfance. Le sport, c'est l'école de la vie. Il  permet de grandir, de ne pas traîner comme on dit. » Avec les enfants des écoles ou bien ceux du club de football, Nono est toujours à l'écoute : « Un gamin qui sourit, c'est un gamin qui a confiance. Les enfants aiment faire des activités, ils aiment qu'on s'intéresse à eux. » Sur le terrain d'entraînement, entre deux exercices, Valentin, 12 ans, confirme :  « Nono, il est très gentil. En plus, il  nous fait progresser beaucoup depuis deux ans.  » Lucas poursuit : « Nono, il donne envie de jouer au ballon, il nous encourage, il nous booste quand il faut. »

Le respect d'autrui, la notion du groupe, telles sont les valeurs que Noredine souhaite transmettre. « La société est de plus en plus individualiste, regrette-t-il. Aujourd'hui, il faut être bon partout. Très tôt, on met déjà la pression aux jeunes. Ils viennent au club pour se décontracter et grandissent progressivement, avec leurs qualités, leurs défauts. Avant, les anciens joueurs transmettaient leur savoir. C'était comme une pyramide, les bons étaient en haut et aidaient la base. Aujourd'hui, le sport collectif de haut niveau, c'est du business et le business ce n'est pas la gentillesse ! » Nono, c'est sûr ce n'est pas un businessman.