27/12/2009
Une page se tourne au domaine Belle-Coste
Bertrand Du Tremblay dans le caveau de Belle Coste.
Depuis 1880, la famille Du Tremblay est propriétaire du château Belle-Coste et des terres qui l'entourent. La transmission s'est longtemps effectuée de mère en fille. Aujourd'hui, la chapelle et le château sont la propriété de Chantal Nohen; les terres, le caveau et les bâtiments attenants sont celle de Bertrand Du Tremblay. Ils sont les enfants de la défunte Ariane Du Tremblay, née Mouret.
Durant une trentaine d'années, Bertrand Du Tremblay a exploité 70 hectares de terre. Aujourd'hui, il a décidé de céder 40 hectares de vignes qu'il a arrachées. Ce sera alors la fin de trente années de labeur durant lesquelles les rosés et rouges du château-belle-coste ont été appréciés et reconnus.
Au moment de fermer le grand livre de l'histoire du domaine, Bertrand Du Tremblay tourne la dernière page sans regret, mais avec un peu de mélancolie. Il raconte : « Dans les années 50, Belle Côte (NDLR : nom du château à l'époque), était plutôt une résidence secondaire. Mes arrières grands-parents venaient y passer l'été, afin de fuir la chaleur torride de la ville. Le plateau des Costières a évolué. A l'époque, c'était uniquement des bois, des céréales, des prairies, labourés par les bêtes de sommes. A l'arrivée des premiers tracteurs, les terres ont accueilli de nouvelles cultures. » C'est dans les années 1970 que Bertrand Du Tremblay a relevé le challenge, en investissant, afin de trouver un équilibre économique pour l'avenir des 40 hectares de son exploitation qui sont passés à 70 hectares (40 hectares de vignes et le reste d'oliviers, céréales et bois). Pendant toutes ces années, l'appellation château-de belle-coste a été une exploitation et une action commerciale importante. C'étaient aussi des liens particuliers avec les clients qui venaient se fournir directement au caveau.
En 2009, Bertrand Du Tremblay a donc pris la décision de vendre les terres viticoles. Un grand virage pour celui qui n'est pas loin de la retraite et qui a décidé de profiter un peu de la vie et jetant un regard sur le métier : « Les viticulteurs sont à un tournant majeur. On est encadré de tous les côtés. On subit de plein fouet l'ensemble des crises. Le métier de vignerons indépendant est tributaire du marché en vrac et a un avenir difficile. L'activité viticole n'a pas échappé à la crise. J'ai saisi l'opportunité entre la prime d'arrachage et la vente d'une partie des terres d'arrêter l'entreprise viticole. En plus, les campagnes de prévention et les différentes politiques ont parfois renvoyé du vigneron l'image d'un dealer ou responsable de l'insécurité routière. C'est trop ! »
Le 31 décembre, le caveau sera définitivement fermé. Les terres, qui ont appartenu à cinq générations, seront la propriété d'un arboriculteur caissarguais qui y cultivera des pêchers.
00:29 Publié dans Viticulture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |
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Commentaires
Bonjour
Je souhaiterais savoir si vous continué l'exploitation vinicoles sur les 30 hectares restant ?
J'ai eu l'occasion a plusieurs reprise de déguster vos vins et de les appréciés
Cordialement
Denis TERMINI
Écrit par : TERMINI/Denis | 05/12/2011
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