03/03/2013
Le passé de la commune gravé sur le net
Philippe Ritter et Georges Mathon sur la page Caissargues du site Nemausensis.
Désormais, l'histoire de Caissargues est gravée sur le net. Depuis une dizaine d'années, l'historien nîmois Georges Mathon remonte le temps à travers Nemausensis, le site internet, dont il est le créateur. Histoire, régionalisme, patrimoine et traditions locales alimentent ce site.
Cette année, l'historien s'est donné un nouveau challenge. Avec l'aide de Philippe Ritter et Gérard Taillefer, il surfe sur les traces du passé des vingt-sept communes de l'Agglo.
Il a choisi Caissargues pour débuter la série. « Caissargues nous a servi de prototype pour une série de vingt-sept articles sur les communes de Nîmes métropole » indique Georges Mathon.
Bien indexé, facile à trouver, le dossier de Caxanicus (nom de Caissargues, en 956) comporte vingt-quatre pages, téléchargeable en PDF version imprimable. L'internaute apprend que Caissargues était considéré comme une banlieue de Nîmes : « au même titre que Saint-Césaire, Courbessac, Garons et Rodilhan, Caissargues faisait partie du taillable et consulat de Nîmes. » Caissargues, qui signifie le champ de Cassius -nom du Romain qui possédait une villa dans les environs- et Rodilhan étaient les deux hameaux de Bouillargues. Un paragraphe est entièrement consacré à l'histoire de la séparation des deux communes. En 1888, entre Bouillarguais et Caissarguais rien ne va plus. Rancunes politiques et jalousies locales font que la vie en commun est devenue intolérable. Le 18 octobre 1888, le conseil général délibère pour que Caissargues devienne une commune distincte. La publication au journal officiel est effectuée en 1904.
Le site, qui évoluera en fonction des recherches des trois historiens, fournit de précieuses informations. On y trouve le nom des maires depuis 1904. Quatre tableaux (1913, 1923,1937, 1955), indiquent le nombre d'habitants, mais aussi le nom des conseillers généraux, celui de l'instituteur, du boucher ou encore du percepteur. On apprend même qu'en 1937, le facteur passait à 8 heures du matin !
De nombreuses informations et anecdotes sont répertoriées. Des photos anciennes agrémentent ce site que tout Caissarguais se doit d'aller visiter !
http://www.nemausensis.com/
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19/03/2012
Commerces : ça bouge dans le centre du village
Les commerces bougent au coeur du village.
Commerces (fin) : Le centre du village connaît actuellement un véritable turn-over. Des locaux restés longtemps vacants rouvrent et des commerçants déménagent.
Sylvie Comte, qui avait installé L'Atelier des Comte'ss, rue Galejaïre, a quitté le local. « Le loyer était trop lourd à payer et avec mon métier, ce n'était pas évident de se garer dans cette ruelle », indique l'artisan peintre en bâtiment. Elle est actuellement hébergée dans un hangar sur la commune. Au 58, rue des Galejaïres, c'est une esthéticienne qui a rénové et repris le local. Dans le cœur du village, sur la place Marie-Rose-Pons, le local d'une centaine de mètres carrés, qui a vu deux gérants d'épicerie fermer au bout d'un an, a été scindé en deux par son propriétaire. Dans une partie, c'est l'agence immobilière Point immo qui a pris place : « J'avais besoin d'un lieu de passage. Etre à proximité des habitants est important et le bouche à oreille fonctionne bien. On fait partie des commerçants du village et c'est important de rencontrer du monde », indiquent Eric Martin et Jérôme Denis, associés. Malgré la concurrence (trois agents immobiliers sont installés à 200 m les uns des autres), le coût plus élevé du loyer en centre ville, les agents immobiliers n'ont pas hésité et ont choisi la proximité avec la population et les commerçants. Ils poursuivent : « En zone Euro 2000, les clients passaient leur temps à nous chercher. Nos vitrines n'étaient pas visibles. » C'est un vendeur de voitures de prestige qui prend la place en zone Euro 2000.
Toujours dans le domaine immobilier, l'agence Orpi est désormais gérée par Patrick Vautrin, également propriétaire de l'agence nîmoise Orpi-Vautrin. Pour lui, la concurrence, c'est forcément bien. Il explique : « C'est plus pratique pour les clients que les mêmes types de commerces soient concentrés sur la même place. » Une troisième agence immobilière a ouvert ses portes récemment à la résidence des Palmiers, à côté des arènes. Pour les responsables, Emmanuel Rey et Anne Lienhard « la concurrence ça stimule ! »
L'autre partie de l'ancienne épicerie va accueillir Sud auto école. Fabrice Béringuer, responsable depuis vingt-cinq, a quitté le local de la rue Saquetoun sur « un coup de tête » : « L'intérieur était vétuste, un véritable cache-misère et impossible de faire réaliser des travaux. Pour le même loyer, dès le 15 mars, nous serons dans un local tout neuf et idéalement situé. » Il a été question d'accueillir un traiteur asiatique à l'ancien emplacement de l'auto-école, mais finalement le projet n'a pas abouti.
Pour Yves-Richard Collins, adjoint en charge de l'urbanisme : « C'est une véritable aubaine pour le centre du village que des commerçants s'installent et fassent ainsi vivre le cœur du village. » Il ajoute : « Les bailleurs sont des propriétaires privés, seuls le local et l'appartement du bureau de poste sont loués par la mairie. » Au dernier conseil municipal (Midi Libre du 11 février), le maire et son conseil municipal ont renouvelé le bail du bureau de poste. Le maire a justifié le loyer modique (2 769e par an) en indiquant l'importance d'un service public au centre du village.
- Les loyers :
centre du village : pour un local d'une superficie d'environ 50 m2 : entre 700 € et 800 € par mois,
dans les ruelles adjacentes, 50 m2 : entre 350 € et 400 € par mois,
en périphérie, 50 m2 : 500 € par mois.
Chantal Meurs, esthéticienne au Grain de beauté, installée au coeur du village témoigne
En quinze ans, elle a vu un certain changement dans l'installation des commerces. Elle témoigne : « J'ai déménagé de la rue principale à la rue de la Vaunage, il y a dix ans pour un local plus grand. A l'époque, c'était rare de trouver un logement vacant. » La géographie du village, coupé en plusieurs morceaux à cause de la route de Saint-Gilles et le chemin des Canaux, lui amène ce commentaire : « Il y a le village du haut (Mirman) et le village du bas (Cambourin) et donc pas mal de commerces en double. Ce n'est pas possible d'avoir une vie commerçante dans un lieu unique. »
La population est plus vieillissante au centre ville et Chantal Meurs regrette la disparition ou le déménagement, ces dernières années, de quelques commerces et service : « Que ce soit un gamin qui allait acheter un paquet de bonbons ou une personne âgée qui prenait son journal, la Maison de la presse, qui n'existe plus, drainait du monde. Tout comme la pharmacie quand elle était au centre ou même le distributeur de billets qui est désormais en zone Euro 2000. »
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18/03/2012
Commerces : C'était hier, les commerces animaient la vie du village
Retour dans le passé, grâce aux archives d'André Dayon.
Commerces 1 : Grâce aux archives de son époux, Lucille Dayon nous fait revivre la vie d'hier, au centre de Caissargues
« Quand on avait besoin d'un médecin, on lui demandait de passer à notre domicile en laissant un message écrit qu'on déposait dans la boîte aux lettres de la rue de la Vaunage ou celle de l'impasse du Moulin... » se souvient Lucille Dayon.
C'était en 1962, il n'y avait pas de cabinet médical dans le village, le médecin venait de Générac. Il y avait deux petites épiceries, dont l'une était tenue par Emilienne Bex, la doyenne caissarguaise. « Quand je devais faire mes courses, mon mari m'emmenait aux Halles à Nîmes. Pour les médicaments, nous devions nous rendre à la pharmacie des Lilas rue André-Simon, à Nîmes, » poursuit celle dont le mari, André Dayon, était un amoureux de Caissargues. Il a conservé scrupuleusement à travers des photos et des notes, de nombreux souvenirs de son village natal.
Petit retour vers le passé : En 1910, un café se situait déjà à l'angle des rues Saquetoun et Alphonse-Daudet : « C'était le café Chiron, on le surnommait le café des Blancs. A la place de l'actuel primeur, il y avait le café du Progrès, on le surnommait le café des Rouges... » indique en souriant Lucille Dayon.

La place Marie-Rose-Pons s'appelait alors la place de la Mairie, on y trouvait l'hôtel de ville et à proximité un bourrelier, à l'emplacement de l'actuelle boulangerie La Fournaise. C'était l'atelier d'Albert Thailades. Juste en face (photo, rue Saquetoun) à la place du fleuriste, un second bourrelier avait son atelier : « On le surnommait Le boufaïre, à force de respirer la paille de la bourrelerie, il soufflait tout le temps, » se souvient Mme Dayon. Une Coop est apparue en 1967, dans le local de Sud auto école : « Je me rappelle, dans les années 50-60, il y avait une pompe à essence devant la Coop de la marque Motricine. » La mairie a ensuite été déménagée sur le site actuel de la Poste. Au premier étage se trouvaient la salle des mariages et celle du conseil municipal ; au rez-de-chaussée, le foyer communal et l'agence postale.
Née aux Salles-du-Gardon Lucille Dayon est arrivée en 1962 à Caissargues, pour suivre son mari. Elle a enseigné à Garons puis a été directrice de l'école de filles de Caissargues : « J'étais directrice d'une seule classe en fait, à l'époque il y avait une directrice pour les filles et un directeur pour les garçons. » L'école se situait à la place du château Peyron (château de Tzau). Mme Dayon a été la première directrice de l'école maternelle Cambourin qui a été créée en 1974.

Le marché se déroulait tous les samedis autour du pigeonnier (photo). Il y a toujours eu une boulangerie dans la rue Alphonse-Daudet, et dans les années 2000, lors de travaux de rénovation dans deux maisons de la rue principale, des fours à pain datant d'une centaine d'années ont été retrouvés. C'est dans les années 1975-1976 que la première pharmacie a vu le jour dans la rue Alphonse-Daudet (angle de la rue de la Vaunage) pour ensuite déménager dans le centre du village, à la place d'une habitation et aujourd'hui se situer proche de la route de Saint-Gilles. En face l'impasse du Moulin, se sont succédé un poissonnier, un bazar et un pizzaïolo.
Ateliers et commerces ont souvent déménagé dans le centre. Après la création du premier lotissement Mirman, de nouveaux commerçants sont venus agrandir le cercle, puis dans les années 1980 la zone Euro 2000 est arrivée, autour du supermarché. Caissargues s'est vu attribuer le ruban bleu pour son expansion entre 1971 et 1983, pendant le mandat du maire Max Mercier. L'ancien maire se souvient : « En 1971, il y avait 800 habitants, quand j'ai terminé mon deuxième mandat Caissargues avait dépassé le cap des 3 000 et le noyau des commerçants a évolué. »
- Demain : ça bouge dans les commerces du centre du village.
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05/03/2011
Les dernières capitelles ont laissé passer le temps

Certaines capitellles ont servi de cache aux hommes et chevaux des agriculteurs Caissarguais.
Implantées depuis plus d’un siècle dans le paysage des campagnes, certaines capitelles épargnées par les outrages du temps dressent encore leurs constructions au regard des promeneurs.
Aujourd’hui, il n’en subsiste que peu en bon état.
Beaucoup par négligence d’entretien se sont écoulées.
Petites constructions en pierres sèches témoignent des vestiges d’un long passé. Elles ont connues au fil du temps l’histoire des joies est des peines de nos sociétés, les conflits armés des années 14, 18, 39 et 45.
Durant ces époques, certaines parmi les plus spacieuses ont servi de cache aux hommes et chevaux des agriculteurs Caissarguais afin de soustraire les bêtes aux réquisitions des armées d’occupation. Elles servaient également d’abri aux vendangeurs surpris par les orages et aux ouvriers agricoles au moment du repas de midi...
Cela dans le quartier du Val de Banne à trois kilomètres au sud de Caissargues, les voitures n’étant pas encore une propriété de chacun.
Aujourd’hui, ces capitelles du Val de Banne, chemin du mas Parran méritaient bien un coup de projecteur pour les services tous azimuts qu’elles ont rendu aux hommes et aux bêtes au cours de leurs histoires.
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02/09/2009
Il était une fois Caissargues
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23/08/2009
Il était une fois Caissargues
Scolaires, associations ont cessé leurs activités pendant cette période estivale. C'est l'occasion, pour remonter le temps, d'apprécier quelques photos anciennes de Caissargues ou d'autres plus récentes. « Il était une fois Caissargues », à voir au mois d'août sur le blog.
1968 : Bruno Grangetto dans ses vignes. (photo Denis Grangetto)
Aujourd'hui, les vignes de Denis Grangetto qui a repris le domaine familial. Celles-ci sont situées au-dessus la Granière.
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22/08/2009
Il était une fois Caissargues

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